Incidences parodiques : Proust pasticheur de Chateaubriand

(Communication donnée à l’ENS de la rue d’Ulm, samedi 2 octobre 2021)

Je remercie tout particulièrement Guy Berger de m’avoir invité à parler, avec lui, des rapports entre Marcel Proust et Chateaubriand en ce temps de célébration de l’anniversaire de Proust – les 150 ans de sa naissance, en 1871 – poursuivie l’année prochaine par la commémoration des 100 ans de sa mort, à laquelle, je crois, entend participer – à sa manière – la Société Chateaubriand. C’est là une très heureuse initiative que l’on doit à notre président. Je m’y associe avec plaisir, d’autant que je prépare la publication aux éditions Classiques Garnier d’un livre intitulé Proust et Chateaubriand

         Dans cette optique, je reprendrai et éclairerai quelques aspects de mon récent article paru au Cahier de l’Herne Marcel Proust qui concerne les pastiches de Chateaubriand dans l’œuvre de Proust. L’on pense en effet bien souvent que les relations entre l’œuvre de Proust et de Chateaubriand se réduisent à la mémoire involontaire – l’expérience inaugurale de la madeleine dans Du Côté de chez Swann à laquelle répond celle des pavés inégaux dans Le Temps retrouvé rappelant la fameuse scène de la grive de Montboissier dans les Mémoires d’outre-tombe (II, 9). Proust lui-même mentionne d’ailleurs Chateaubriand à ce moment-là dans ce dernier tome d’A la Recherche du Temps perdu. Néanmoins, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt : en effet, comme vient de le montrer Guy Berger, les relations entre Proust et Chateaubriand sont bien plus nombreuses et souvent, comme je vais essayer à mon tour de le montrer, tacites, subtiles, de l’ordre parfois de la réécriture décalée, souvent à des fins humoristiques. 

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Pastiches officiels

L’on sait en effet que le rapport de Proust écrivain à la littérature s’est forgé sur le mode de l’exercice du pastiche, l’un des régimes d’écriture de La Recherche : le recueil Pastiches et mélanges (1919), réunissant des textes publiés dans Le Figaro à partir de 1908, trahissent les admirations de Proust. Qui aime bien, en effet, châtie bien et l’on n’imite le plus souvent ceux que l’on admire secrètement. Autour du prétexte qu’est le fait divers de « l’Affaire Lemoine » – qui l’a effectivement passionné – il se livre à un exercice de style qui annonce Queneau en donnant une version de l’événement « dans un roman de Balzac », « par Gustave Flaubert », « par Sainte-Beuve, dans son feuilleton du Constitutionnel », « par Henri de Régnier », « dans le journal des Goncourt », « par Michelet », « dans un feuilleton dramatique de M. Emile Faguet », « par Ernest Renan » et enfin dans les Mémoires de Saint-Simon. Point de Chateaubriand. Or, Proust avait écrit un pastiche de Chateaubriand commentateur de l’affaire Lemoine mais ne l’avait pas publié (comme celui de Maeterlinck). Cependant, il réfère à Chateaubriand de manière indirecte par la voix de Flaubert pastiché en commentateur de la fameuse affaire, qui se termine en ces mots et révèle aussi sans aucun doute l’admiration de Proust pour Chateaubriand : 

M. de Chateaubriand est le premier qui ait ainsi fait entrer dans un cadre étudié des détails ajoutés après coup et sur la vérité desquels il ne se montrait pas difficile. Mais lui, même dans son annotation dernière, il avait le don divin, le mot qui dresse l’image en pied, pour toujours, dans sa lumière et sa désignation, il possédait, comme disait Joubert, le talisman de l’Enchanteur. Ah ! postérité d’Atala, postérité d’Atala, on te retrouve partout aujourd’hui, jusque sur la table de dissection des anatomistes ! etc[1].

         Ce procédé de médiation – Proust qui fait parler un Flaubert pastiché qui s’enflamme comme le ferait… Chateaubriand ! – est presque un pastiche au carré et révèle la manière dont Proust aime à jouer avec les références car la littérature – sa vision de la littérature comme du monde – est souvent à prendre sous l’angle comique[2]. Flaubert qui s’exclame et célèbre la divinité de Chateaubriand ou Atala n’a d’égale que le Chateaubriand pastiché par Proust qui aligne les interrogations rhétoriques qui creusent le texte de possibles avortés, comme aime à le faire souvent l’Enchanteur, imaginant des mondes évanouis aussitôt qu’ils sont évoqués, ces parenthèses faites d’irréel du passé qui donnent leur saveur et leur consistance au mémorialiste d’outre-tombe qui creuse le temps… comme le fera Proust : 

Il y avait alors à Paris un pauvre diable du nom de Lemoine qui pensait avoir découvert la fabrication du diamant. Si c’est une illusion qu’il nourrissait, différait-il en cela du reste des hommes ? Il vint me confier sa chimère, je me gardai d’en sourire ; j’ai les miennes, et quand le vain bruit qui s’attache à mon nom se sera tu, vaudront-elles plus que la sienne ? Il se mit sous ma protection. Il voulait, disait-il, mettre son trésor aux pieds de ma gloire, comme si l’une n’avait pas été aussi imaginaire que l’autre. Je ne porte pas bonheur à ceux qui s’approchent [de] moi. La fortune n’a jamais voulu de moi. Lemoine échoua dans son entreprise. Il fut arrêté, puis condamné. Son crime était d’avoir poursuivi la richesse. Depuis que le monde existe, c’est celui de tous les hommes. Il trouva le moyen de s’enfuir et a vécu longtemps dans la pauvreté. S’il eût remué à flots le diamant, aurait-il été plus heureux ? J’ai toujours méprisé les richesses, je les ai souvent désirées, parfois elles sont venues jusqu’à moi ; fidèle en cela à la devise de ma vieille Laconie, je n’ai jamais su les retenir. Dans cette Angleterre où j’avais vécu pauvre étudiant, je suis revenu, dans les carrosses de Sa Majesté Britannique, comme ambassadeur de Charles X et maintenant, importun à mes rois, que le vain bruit de ma gloire poursuit inutilement sur les routes de l’exil, n’ayant pour désaltérer mes lèvres que le verre d’eau pure que m’offre le chantre de la Révolution[3], je vis confondu parmi les pauvres de Mme [de] Chateaubriand, n’ayant pour oreiller, comme j’ai dit dans Atala, que la pierre de mon tombeau. Encore ai-je été obligé de l’engager à des libraires. Si, plus habile que Lemoine, j’avais su faire le diamant, je serais mort pauvre comme lui. Peut-être mon nom du moins aurait-il eu la chance de durer. Les hommes ne se soucient point de la gloire littéraire, mais ils ont besoin de la fortune. Si j’avais su la leur donner, quand on ne saurait plus rien de mes livres, on se souviendrait encore de moi[4].

         L’obsession des chimères, la rêverie caricaturale – car répétée dans des situations burlesques – sur les vanités, l’écrivain qui s’autoproclame maudit, la rêverie rétrospective qui embrasse toute une éternité d’un coup d’œil d’aigle puis s’effondre en truisme, la tendance presque pavlovienne à ne parler que de soi et de ses voyages, de se peindre en infortuné permanent heureux même et surtout dans l’indigence, de vanter parallèlement sa carrière politique et sa fréquentation des grands de ce monde, la propension à se citer lui-même et à évoquer ses propres œuvres tout en méditant gravement sur les incertitudes de sa propre postérité, tout cela est emporté par la verve satirique de Proust pasticheur. Le plus drôle est évidemment qu’il reproduit la propension de Chateaubriand à partir d’un sujet pour s’en évader immédiatement en rentrant en lui-même, en rebrassant ses obsessions, ses rêveries, bref… ses chimères. C’est le Chateaubriand en perpétuelle « incidences », digressif que pastiche Proust : or, n’est-ce pas là une des tendances majeures de ce même Proust, prompt à s’abîmer dans ses rêveries, ses méditations sur le temps et la mémoire, échappant ainsi en lui-même à la vanité des salons et des mondains ? 

         C’est là un exemple des effets de miroirs qui peuvent montrer incidemment, par la lorgnette du pastiche, combien Proust se nourrit profondément de Chateaubriand, au-delà de la parenté évidente de la mémoire involontaire ou encore de l’œuvre-cathédrale d’un côté (La Recherche) et de l’œuvre-monument (les Mémoires d’outre-tombe) de l’autre. Une même rêverie au fond les lie et concerne la postérité, justement célébrée par l’humour dans le pastiche de Flaubert imitant en réalité les élans exclamatifs de Chateaubriand. De manière plus discrète, comme nous allons le voir à présent, certains pastiches de Chateaubriand sont littéralement – et littérairement – fondus dans la prose de la Recherche, au point de passer inaperçus pour le lecteur de Proust qui n’a pas bien en tête l’œuvre de Chateaubriand.

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Pastiches officieux

         Nous prendrons les exemples de Legrandin et sa tirade sur la Bretagne dans Du Côté de chez Swannpuis de Charlus énumérant les morts à la façon de Chateaubriand dans Le Temps retrouvé. Dans Du Côté de chez Swann, les figures de pédants, qui font florès dans La Recherche, se concentrent en la personne de Legrandin, personnage d’érudit dont la tirade sur la péninsule primitive d’Armor pastiche le tableau de la Bretagne au printemps, célèbre morceau de bravoure descriptive de Chateaubriand dans les Mémoires d’outre-tombe : 

Tirade de Legrandin : la péninsule d’ArmorLe printemps en Bretagne, péninsule armoricaine
 Il n’y a guère que dans la Manche, entre Normandie et Bretagne, que j’ai pu faire de plus riches observations sur cette sorte de règne végétal de l’atmosphère. Là-bas près de Balbec, près de ces lieux si sauvages, il y a une petite baie d’une douceur charmante où le coucher de soleil du pays d’Auge, le coucher de soleil rouge et or que je suis loin de dédaigner, d’ailleurs, est sans caractère, insignifiant ; mais dans cette atmosphère humide et douce s’épanouissent le soir en quelques instants de ces bouquets célestes, bleus et roses, qui sont incomparables et qui mettent souvent des heures à se faner. D’autres s’effeuillent tout de suite et c’est alors plus beau encore de voir le ciel entier que jonche la dispersion d’innombrables pétales soufrés ou roses. Dans cette baie, dit d’opale, les plages d’or, semblent plus douces encore pour être attachées comme de blondes Andromèdes à ces terribles rochers des côtes voisines, à ce rivage funèbre, fameux par tant de naufrages, où tous les hivers bien des barques trépassent au péril de la mer. Balbec ! la plus antique ossature géologique de notre sol, vraiment Ar-mor, la Mer, la fin de la terre, la région maudite qu’Anatole France – un enchanteur que devrait lire notre petit ami –  a si bien peinte, sous ses brouillards éternels, comme le véritable pays des Cimmériens, dans l’Odyssée. De Balbec surtout, où déjà des hôtels se construisent, superposés au sol antique et charmant qu’ils n’altèrent pas, quel délice d’excursionner à deux pas dans ces régions primitives et si belles[5]. Le printemps en Bretagne est plus doux qu’aux environs de Paris, et fleurit trois semaines plus tôt. Les cinq oiseaux qui l’annoncent, l’hirondelle, le loriot, le coucou, la caille et le rossignol, arrivent avec des brises qui hébergent dans les golfes de la péninsule armoricaine. La terre se couvre de marguerites, de pensées, de jonquilles, de narcisses, d’hyacinthes, de renoncules, d’anémones, comme les espaces abandonnés qui environnent Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Croix-de-Jérusalem, à Rome. Des clairières se panachent d’élégantes et hautes fougères ; des champs de genêts et d’ajoncs resplendissent de leurs fleurs qu’on prendrait pour des papillons d’or. […]Aujourd’hui, le pays conserve des traits de son origine : entrecoupé de fossés boisés, il a de loin l’air d’une forêt et rappelle l’Angleterre : c’était le séjour des fées, et vous allez voir qu’en effet j’y ai rencontré ma sylphide. Des vallons étroits sont arrosés par de petites rivières non navigables. Ces vallons sont séparés par des landes et par des futaies à cépées de houx. Sur les côtes, se succèdent phares, vigies, dolmens, constructions romaines, ruines de châteaux du moyen âge, clochers de la Renaissance : la mer borde le tout. Pline dit de la Bretagne : Péninsule spectatrice de l’Océan.Entre la terre et la mer s’étendent des campagnes pélagiennes, frontières indécises des deux éléments : l’alouette de champ y vole avec l’alouette marine ; la charrue et la barque à un jet de pierre l’une de l’autre, sillonnent la terre et l’eau. Le navigateur et le berger s’empruntent mutuellement leur langue : le matelot dit les vagues moutonnent, le pâtre dit des flottes de moutons. Des sables de diverses couleurs, des bancs variés de coquillages, des varechs, des franges d’une écume argentée, dessinent la lisière blonde ou verte des blés. Je ne sais plus dans quelle île de la Méditerranée, j’ai vu un bas-relief représentant les Néréides attachant des festons au bas de la robe de Cérès[6]

         Dans ce passage, Proust parodie certes Anatole France, mais aussi et surtout Chateaubriand et son tableau descriptif du printemps en Bretagne. Le motif floral, l’imaginaire de la prodigalité, les comparants antiques[7], le recours aux origines étymologiques, l’érudition étouffante de Legrandin pastichent l’analogie antique permanente de Chateaubriand, citant Pline et faisant de la péninsule bretonne une terre méditerranéenne prodigue. En qualifiant Anatole France d’« enchanteur », Legrandin est utilisé par Proust pour faire signe au lecteur vers « l’Enchanteur », surnom donné par Sainte-Beuve à Chateaubriand. Il signifie par-là que le pastiche d’Anatole France se combine à celui du style pompeux et déclamatoire de Chateaubriand, que Proust n’apprécie guère. 

C’est d’ailleurs ce côté grandiloquent qu’il moque à travers le baron de Charlus, si fier de ses origines aristocratiques. Par son éthique nobiliaire très prononcée, le baron de Charlus se fait le défenseur de Chateaubriand dans son débat avec l’universitaire pompeux Brichot[8], allant, dans Le Temps retrouvé, jusqu’à pasticher un célèbre passage des Mémoires d’outre-tombe, le fameux « appel des morts » où Chateaubriand recense avec amertume tous ses amis illustres qui ont quitté ce bas monde avant lui : 

L’appel des morts de Charlus Et ce qui lui restait de sa récente attaque faisait entendre au fond de ses paroles comme un bruit de cailloux roulés. D’ailleurs, continuant à me parler du passé, sans doute pour bien me montrer qu’il n’avait pas perdu la mémoire, il l’évoquait d’une façon funèbre, mais sans tristesse. Il ne cessait d’énumérer tous les gens de sa famille ou de son monde qui n’étaient plus, moins, semblait-il, avec la tristesse qu’ils ne fussent plus en vie qu’avec la satisfaction de leur survivre. Il semblait en rappelant leur trépas prendre mieux conscience de son retour vers la santé. C’est avec une dureté presque triomphale qu’il répétait sur un ton uniforme, légèrement bégayant et aux sourdes résonances sépulcrales : « Hannibal de Bréauté, mort ! Antoine de Mouchy, mort ! Charles Swan, mort ! Adalbert de Montmorency, mort ! Boson de Talleyrand, mort ! Sosthène de Doudeauville, mort ! » Et chaque fois, ce mot « mort » semblait tomber sur ces défunts comme une pelletée de terre plus lourde, lancée par un fossoyeur qui tenait à les river plus profondément à la tombe[9].L’appel des morts de Chateaubriand Combien s’agitaient d’ambitions parmi les acteurs de Vérone ! que de destinées de peuples examinées, discutées et pesées ! Faisons l’appel de ces poursuivants de songes ; ouvrons le livre du jour de colère : Liber scriptus proferetur ; monarques ! princes ! ministres ! voici votre ambassadeur, voici votre collègue revenu à son poste : où êtes-vous ? répondez. L’empereur de Russie Alexandre ? — Mort. L’empereur d’Autriche François I ? — Mort. Le roi de France Louis XVIII ? — Mort. Le roi de France Charles X ? — Mort. Le roi d’Angleterre George IV ? — Mort. Le roi de Naples Ferdinand Ier ? — Mort. Le duc de Toscane ? — Mort. Le pape Pie VII ? — Mort. Le roi de Sardaigne Charles-Félix ? — Mort. Le duc de Montmorency, ministre des affaires étrangères de France ? — Mort. M. Canning, ministre des affaires étrangères d’Angleterre ? — Mort. M. de Bernstorf, ministre des affaires étrangères en Prusse ? — Mort. M. de Gentz, de la chancellerie d’Autriche ? — Mort. Le cardinal Consalvi, secrétaire d’État de Sa Sainteté ? — Mort. M. de Serre, mon collègue au congrès ? — Mort. M. d’Aspremont, mon secrétaire d’ambassade ? — Mort. Le comte de Neipperg, mari de la veuve de Napoléon ? — Mort. La comtesse Tolstoï ? — Morte. Son grand et jeune fils ? — Mort. Mon hôte du palais Lorenzi ? — Mort[10]

L’amusement intertextuel n’empêche pas l’hommage rendu à un des morceaux les plus célèbres de Chateaubriand pour solenniser l’atmosphère crépusculaire du dernier tome de La Recherche. Tout le comique réside dans la substitution du débat mondain entre Charlus et Brichot aux conciliabules du congrès de Vérone, des personnages de La Recherche et des salons Guermantes aux figures politiques égrenées par Chateaubriand dans ses Mémoires. La malice de Proust réside dans la manière dont il glisse, dans la litanie de Charlus, le nom de « Talleyrand », ennemi juré de Chateaubriand. La Recherche devient ainsi ce tombeau burlesque où un monde s’effondre avec un grand éclat de rire, un monde dépeint avec une dérision amère, où l’on prend acte du temps dévorateur avec le sourire décalé du pastiche. Peut-être est-ce là, au fond, le meilleur moyen de lutter contre le temps ?

            Sébastien Baudoin.

©SébastienBAUDOIN2021. Tous droits réservés.


[1] « Critique du roman de M. Gustave Flaubert sur l’« affaire Lemoine » par Sainte-Beuve dans son feuilleton du Constitutionnel », in Proust, Contre Sainte-BeuvePastiches et mélangesop. cit., p. 21.

[2] Voir Laure Hillerin, Proust pour rire – bréviaire jubilatoire de A la recherche du temps perdu, Paris, Flammarion, 2016.

[3] Sans doute Béranger, un poète que vénère Chateaubriand au grand dam de Sainte-Beuve, qui trouvait ses vers insipides et son talent très réduit.

[4] Marcel Proust, Pastiches et mélanges, « appendices », in Contre Sainte-Beuve, paris, Gallimard, 1971, p. 196-197.

[5] Marcel Proust, Du Côté de chez Swann, p. 128-129.

[6] François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre premier, chapitre 6, op. cit., p. 153-155.

[7] « Blondes Andromèdes » d’un côté, Néréides, fées, sylphide et « lisière blonde ou verte des blés » de l’autre.

[8] Sodome et Gomorrheop. cit., t. III, p. 439.

[9] Le Temps retrouvéop. cit., t. IV, p. 441. 

[10] Mémoires d’outre-tombeop. cit., t. II, livre XXIX, chap. 3, p. 825-826.

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